Science communautaire à l'ordre du jour dans les Grands Lacs

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Jessie Reynolds

Depuis les débuts de DataStream en 2016, nous avons concentré nos efforts sur l’amplification du travail important des groupes de surveillance communautaires. Nous sommes enchantés de constater que la science communautaire a été un thème central lors des nombreux rassemblements auxquels nous avons participé au cours des derniers mois dans la région des Grands Lacs.

L’une des choses que je constate très clairement, c’est la valeur de la science communautaire, à la fois tangible et intangible. Nous avons plus de 400 groupes de surveillance communautaires au Canada. La science communautaire n’est pas nouvelle. Mais la valorisation de la science communautaire est peut-être une nouveauté.

Gabrielle Parent-Doliner, directrice de Water Rangers, lors d’une séance plénière qu’elle anime sur la surveillance communautaire.

La surveillance communautaire amplifiée lors de la conférence de l’IAGLR

En mai, Meghan McLeod (spécialiste des données) et Jessie Reynolds (coordinatrice des communications) ont assisté à la conférence de l’Association internationale de recherche sur les Grands Lacs (IAGLR) à Windsor en Ontario. L’événement a rassemblé près de 800 chercheurs et participants de partout dans le monde.

Les données sur l’eau sont vitales pour comprendre et gérer l’eau.

Dr. Kelsey Leonard durant la séance plénière de la conférence.

Dr. Kelsey Leonard est une scientifique de l’eau, une spécialiste du droit, une experte en politique, une écrivaine et une citoyenne inscrite de la nation Shinnecock. Lors de la discussion de ses recherches sur la justice de l’eau pour les autochtones, Dr. Leonard a pris grand soin de souligner l’importance de partager les données sur l’eau. Dr Leonard a expliqué que la collecte d’information sur l’eau est essentielle pour sa protection, ce qui rend crucial le partage ouvert des données.

Le partage des données a aussi été un sujet de conversation clé lors de l’assemblée annuelle du Great Lakes Observation System (GLOS) , qui a rassemblé la communauté de surveillance des Grands Lacs. Meghan a discuté de la plateforme à accès ouvert de DataStream et de son intégration avec Seagull, une plateforme de données exploitée par GLOS. L’intégration assure une connectivité transparente entre les plateformes, ce qui rend les données communautaires sur l’eau plus accessibles et plus faciles à trouver.

DataStream contribue à amplifier le travail important des groupes de surveillance communautaire afin que leurs données puissent éclairer les décisions relatives à la gestion de l’eau.

Jessie Reynolds lors de la séance de l’IAGLR consacrée à la science communautaire.

À la fin de notre semaine à la conférence de l’IAGLR, Meghan et Jessie ont présenté la manière dont DataStream met les données en action.Elles ont souligné comment des groupes comme Passamaquoddy Recognition Group Inc., WWF-Canada, et les programmes de surveillance communautaire du bassin du fleuve Mackenzie ont utilisé DataStream pour produire un véritable impact sur leurs communautés.

Des experts discutent des données ouvertes et de la science communautaire lors d’un atelier à l’Université métropolitaine de Toronto

La semaine suivante, Meghan assistait à un atelier sur les données sur la qualité de l’eau dans la région de Toronto, dirigé par Dr. Carolyn Johns et Dr. Sima Saadi. Plusieurs utilisateurs et contributeurs de DataStream ont discuté de la valeur des données ouvertes et des raisons qui les motivent à les télécharger dans DataStream. Plusieurs membres de la communauté des utilisateurs de DataStream ont discuté de la valeur des données ouvertes et de ce qui les motivent à télécharger dans la plateforme de données ouvertes DataStream. Cela élargit la disponibilité des données essentielles et amplifie le travail important que les groupes de surveillance communautaire effectuent dans la région.

Un panel d’experts souligne la valeur des données de surveillance communautaire

Dans le cadre de la surveillance communautaire, les histoires font partie des données. Nous devons trouver des moyens de mieux relier les données aux histoires. C’est impossible avec une collecte de données à grande échelle. Ce n’est possible qu’au niveau de la communauté.

Dr. Nandita Basu, professeure en durabilité globale de l’eau et en écohydrologie à l’université de Waterloo.

Dr. Nandita Basu s’est jointe à Meghan McLeod, à Dr. Soren Brothers (Musée royal de l’Ontario), et à Dr. Piatã Santana Marques (Université de Toronto) pour une séance plénière durant l’atelier Confluence: Next Wave of Action on Community Driven Water Monitoring en juin. Cet événement de deux jours a permis d’entendre beaucoup de gens de la communauté des Grands Lacs sur la façon dont nous pouvons collaborer pour protéger nos eaux communes.

Les données communautaires comblent de nombreuses lacunes, tant sur le plan spatial que temporel. Nous constatons que les données communautaires suscitent une grande confiance inhérente. Les gens connaissent leurs terres et les personnes qui collectent les données et peuvent faire davantage confiance à ces données locales qu’à des données partagées par d’autres.

Meghan McLeod lors de la séance plénière sur l’action, la sensibilisation et la recherche.

Il est essentiel de favoriser le dialogue et de démontrer la valeur de la surveillance communautaire pour renforcer la protection de l’eau douce dans la région des Grands Lacs. Nous avons été heureux de participer aux conversations lors de la conférence de l’IAGLR, de l’atelier sur les données relatives à la qualité de l’eau dans la région de Toronto et du rassemblement de Confluence. Nous avons hâte de poursuivre ces importantes discussions.

La plateforme de données ouvertes DataStream contient des données sur la qualité des eaux partagées dans tous les carrefours régionaux par plus de 150 groupes de surveillance communautaires. Les carrefours comprennent Great Lakes DataStream, où l’on peut explorer et télécharger des données provenant de plus de 27 000 sites de surveillance.

DataStream Grands Lacs

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À propos de l’auteure
Jessie Reynolds

Jessie s’est jointe à The Gordon Foundation en 2022 en tant que coordinatrice des communications. Elle travaille avec les équipes de l’organisation pour développer et mettre en œuvre des stratégies de communication qui leur permettent de rejoindre des publics nouveaux et existants et de promouvoir le précieux travail de The Gordon Foundation.

Jessie a une formation en biologie et en écotoxicologie, avec une expérience de recherche sur la pollution des eaux douces. Elle est passionnée par l’utilisation des stratégies de communication pour rendre les informations scientifiques et politiques attrayantes et accessibles à divers publics.

Jessie a obtenu sa M. Sc. en biologie à l’université Queen’s et son B. Sc. H. en biologie et littérature anglaise à l’université Queen’s.

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